Burkina :”Les travailleurs de l’action sociale ne sont pas des potiches” (Laurence Ilboudo)

La ministre de la femme et de l’action humanitaire, Laurence Ilboudo/Marchall, a fait le bilan des sinistrés au Burkina Faso, après la période d’inondation. Un budget de 05 milliards de francs CFA est mis à disposition pour répondre aux besoins urgents.

Au 18 septembre 2020, les inondations ont fait 106 228 sinistrés répartis en 17 705 mille ménages. Parmi eux, il y a 50 052 personnes en situation très vulnérables. 12 378 maisons et habitations détruite ont été détruites.  Il y a eu 112 blessés, et 41 décès. En plus, 500 tonnes de vivres et du bétail ont aussi été détruits, emportés par les eaux. Cette catastrophe touche 106 communes dans les 13 régions du Burkina Faso. Selon la ministre, des appuies alimentaires sont en cours au profit des sinistrés. 36% d’entre eux ont déjà bénéficié de vivres. 520 ménages ont été relogés dans la région du Centre Nord, et 2700 abris d’urgence ont été mis à disposition.

La priorité dans la prise en charge des sinistrés, selon Laurence Ilboudo, sont ceux-là qui sont sur des zones non inondables, et pas ceux qui habitaient des zones dites inondables. Répondant aux allégations de détournement dans la distribution des vivres aux personnes déplacées, la ministre répondra : “Je n’ai pas de preuves qu’un agent a détourné des vivres”. Mais au cas où un d’entre eux serait impliqué dans une quelconque affaire similaire, ce dernier répondra de ses actes, a ajouté Laurence Ilboudo.

En ce qui concerne la collaboration entre le ministère en charge de l’action humanitaire et ses partenaires, Mme Ilboudo déclare que les choses se passent selon le plan directeur de l’Etat, en fonction des besoins de chaque zone, et ce pour éviter les doublons dans la prise en charge. Selon elle, tout particulier qui souhaite apporter une aide aux populations déplacées à l’intérieur du pays, devrait passer par le ministère. Elle assure que son département est à la tâche. “Les travailleurs de l’action sociale ne sont pas des potiches. Nous ne sommes pas là pour recevoir passivement les dons et les distribuer. L’action sociale c’est tout une science. D’ailleurs nous avons plusieurs fois rappelé des donateurs pour venir récupérer leurs vivres parce qu’ils étaient périmés”.

Ange L. Jordan MEDAInfowakat.net

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