Burkina : « Les Kogl-weogo ne sont ni des milices ni des agents de l’Etat », Maminata Ouattara, ministre en charge des droits humains

Genève abrite, du 11 novembre au 6 décembre 2019, la 68ème session du Comité contre la torture. A l’occasion, plusieurs associations de défense des droits de l’homme ont invité la presse, ce jeudi 14 novembre 2019, à suivre en direct le passage du Burkina Faso, devant le comité.

La délégation Burkinabè est conduite par Mme le ministre des droits humains et de la promotion civique, Maminata Ouattara et se compose notamment de conseillers techniques, de magistrats, de chargés de missions, d’agents de police et de sécurité pénitentiaire, etc.

Répondant à plusieurs questions des rapporteurs du comité contre la torture sur la situation sécuritaire, Madame le ministre a déclaré que le Burkina Faso assure toujours le contrôle de l’intégralité de son territoire.

Pour ce qui est de l’appel du Chef de l’Etat sur le recrutement de volontaires pour la défense de la patrie, Maminata Ouattara s’est également voulu rassurante. Même si les textes qui doivent encadrer le recrutement ne sont pas encore définis, elle a indiqué que des mesures seront prises, après l’adoption des textes, pour éviter les dérives.

Sur la situation des peuls au Burkina, Madame le ministre a rappelé qu’ils sont qualifiés à tort de minorité ethnique alors qu’ils constituent le 2e groupe ethnique majoritaire du pays et leur langue est la 3e la plus parlée. « Ils vivent en parfaite harmonie avec les autres ethnies. Ils ne sont nullement inquiétés », a-t-elle lancé.

Concernant les Kogl-weogo, Maminata Ouattara a rappelé qu’ils ne sont ni des milices ni des agents de l’Etat. Selon elle, les Kogl-weogo ne sont que des initiatives locales de sécurité émanant des populations.

En rappel, la retransmission en direct de la 68e session du comité contre la torture est disponible à partir du lien http://webtv.un.org/live-now/watch/68th-session-committee-against-torture/5723835846001.

Au Burkina Faso, elle est suivie de près par la Coalition burkinabè des défenseurs de droits de l’Homme (CBDDH), le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), le Centre national de presse Norbert ZONGO (CNP/NZ), l’Action des chrétiens contre la torture (ACAT/BURKINA) et l’Association des journalistes du Burkina (AJB).

Lefaso.net

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