Burkina : Les acteurs sociaux s’engagent contre le mariage d’enfants

La session de la plateforme multisectorielle de prévention et d’élimination du mariage d’enfants de l’année 2020 se tient ce 14 décembre 2020. Il s’agira aucours de la session d’examiner et valider les documents de planification du Mariages d’Enfants. La cérémonie d’ouverture est placée sous la présidence de la ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale, de la Famille et de l’Action Humanitaire. Elle bénéficie de l’appui technique et financier de l’UNFPA.

Le mariage des enfants, une pratique récurrente au Burkina Faso qui mérite d’être examinée. En effet, les enquêtes publiées en 2018 sur les inégalités de genre au Burkina Faso montre que 44% des femmes mariées, l’ont été avant d’avoir 18 ans.

Auguste KPOGNON, représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso

Pour Auguste KPOGNON, représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, le mariage d’enfants, “entrave la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement parce qu’elle perpétue des cycles de pauvreté. Elle sape les efforts qui visent à réduire le nombre de femmes et d’enfants qui meurent en couche et au cours de la prime enfance. Elle empêche les filles d’aller à l’école et les empêche de contribuer au développement économique et à la prospérité de leur pays. En somme le mariage d’enfant prive les adolescentes de nombreux droits.”

Pour que cette pratique cesse, la ministre de la femme de la solidarité nationale de la famille et de l’action humanitaire Marie Laurence Ilboudo/Marshal a initié des activités dont la Stratégie nationale de prévention et d’élimination du mariage d’enfants (SNPEME). Auguste KPOGNON indique que le combat implique des actions fortes et énergiques à tous les niveaux. Et ce, dans le but d’insuffler le changement au sein des communautés.

La ministre de la femme de la solidarité nationale de la famille et de l’action humanitaire Marie Laurence Ilboudo/Marshal

La présente session de la plateforme de pilotage et de coordination des interventions sera l’occasion de faire le bilan du plan de travail annuel 2020, examiner et de valider un plan de travail annuel 2021 de la stratégie.

Malgré les difficultés rencontrées dues au COVID-19, le bilan de l’année 2020 est satisfaisant selon Marie Laurence Ilboudo. “Ces acquis sont perceptibles dans les domaines de la prévention, de la prise en charge, de la coordination, du renforcement du système national et la répression”, dit-elle.

Nafisiatou VEBAMA
Infowakat.net

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