Burkina Faso : Une Alliance africaine pour le développement (ALLIAD) dans l’arène politique

L’univers politique burkinabè vient d’enregistrer une nouvelle entrée. Il s’agit de l’Alliance africaine pour le développement dénommée ALLIAD dont le lancement officiel s’est tenu ce vendredi 20 août 2021 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse animée par les membres fondateurs.

Les fondateurs de l’Alliance africaine pour le développement (ALLIAD) ne sont pas satisfaits de la gestion de la classe politique actuelle sur diverses questions notamment la vie chère, le chômage, l’insécurité grandissante et autres. Ils ont alors décidé de prendre leur destin en main en créant leur parti politique. Le lancement officiel de ce nouveau parti politique a eu lieu ce 20 août 2021 à Ouagadougou.

Au cours de la conférence de presse d’annonce, les membres fondateurs du parti sont revenus, dans les détails, sur leur ambition, les propositions qui seront faites sur les différentes questions et le rôle que va jouer le parti, etc. Selon le président du parti, Mohamed Soré, l’ALLIAD est un parti qui prône le panafricanisme et s’identifie dans l’idéologie de Thomas Sankara et celui de Mouammar Kadhafi.
Créé officiellement le 13 juillet 2021, l’ALLIAD est déjà présente dans quatre régions du Burkina, notamment le Centre, les Hauts-Bassins, le Nord et le Sahel. Composé essentiellement de jeunes, le parti compte au total 17 membres fondateurs dont trois femmes.

Contrairement à la loi sur la règlementation des partis politiques portant obligation d’affiliation, l’Alliance africaine pour le développement n’est pas affiliée. Selon les explications du secrétaire exécutif, Armand Novatin, l’ALLIAD ne fait pas partie ni de la majorité présidentielle, ni de l’opposition, c’est juste un groupe de jeunes qui veulent prendre leur destin en main.

C’est de cela qu’il s’agit pour le moment et non d’une question d’affiliation, souligne-t-il, tout en précisant que le parti a été créé pour conscientiser le peuple sur tous les échecs politiques enregistrés depuis 1960 pour qu’il prenne son destin en main. C’est pourquoi, poursuit le secrétaire exécutif, son parti propose d’être le partenaire du peuple, le soutien du peuple et son rôle sera de servir et également contribuer à la gestion de la chose publique.

Des solutions aux questions de la vie chère, du chômage et de l’insécurité

Revenant sur les différentes questions évoquées plus haut à savoir la vie chère, le chômage et l’insécurité, l’Alliance africaine pour le développement a fait quelques propositions qui seront engagées au fur et à mesure. Selon le président du parti, Mohamed Soré, il faut proposer des solutions africaines aux problèmes africains.

Et au secrétaire exécutif d’expliquer qu’au niveau de la question de la vie chère, l’ALLIAD propose une solution globale. C’est-à-dire, promouvoir le développement endogène en mettant l’accent sur tout ce qui est produit en Afrique. Et cela passe, dit-il, par la consommation de ce qui est produit sur place. En plus de cet aspect, il faut aussi, ajoute-t-il, se pencher sur la réduction des taxes et l’intensification du contrôle des prix sur le marché.

Concernant la question sécuritaire, Armand Novatin a précisé que l’ALLIAD propose que le Burkina annule tous les accords militaires avec la France afin de se concentrer sur ses propres forces. Car selon elle, les différents accords militaires signés avec la France n’ont rien apporté dans la lutte contre le terrorisme sinon qu’empirer la situation.

Sur le dernier point à savoir la question du chômage, l’Alliance propose également dans son programme, une stratégie globale. Et l’apport contributif qu’ils disent apporter, c’est la promotion des projets des jeunes, la valorisation des cerveaux et la création des richesses en adaptant les curricula des formations aux réalités du moment.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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