Burkina Faso : Le gouvernement se défend sur les récentes attaques terroristes

Selon Ousseni Tamboura, les attaques terroristes engendrent un autre type de terrorisme que l’on retrouve sur les réseaux sociaux : les fake news. « Il circule de fausses informations… On entend dire que les policiers n’étaient pas armés, ce qui n’est pas vrai. Il ne faut pas accorder du crédit à ce type d’information. C’est une équipe qui a été relevée et s’ils y étaient, ils étaient nécessairement armés », a-t-il laissé entendre sur l’embuscade dans laquelle sont tombés 11 policiers.

Argumentant sur le silence ou le temps mis par le gouvernement pour communiquer sur les attaques, le porte-parole du gouvernement affirme qu’étant dans une dynamique de guerre, toutes les informations ne devraient pas être portées sur la place publique. « Nous avons des informations qui ne sont pas portées, c’est peut-être ce qui fait le lit des rumeurs. Premièrement, l’information pour que nous la donnions, il faut que nous nous assurions qu’elle est bonne et vraie. Deuxièmement, il y a un filtre de stratégies car il ne s’agit pas de donner toutes les informations que nous avons car nous sommes dans une dynamique de guerre… Cela n’occulte pas les insuffisances et nous allons travailler à ce que ces attaques ne se répètent pas ou ne restent pas impunies. »

Le porte-parole du gouvernement, Ousseni Tamboura

Se prononçant sur l’accompagnement apporté par le gouvernement aux volontaires pour la défense de la patrie (relativement à la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux et qui concerne des VDP de la province du Lorum), le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, affirme qu’il est difficile de soutenir les VDP non enregistrés. « Il y a des VDP que nous avons recrutés, et il y a ceux qui se proclament VDP… Nous ne sommes pas contre le principe, dès lors qu’ils défendent leurs villages et leurs communautés. Cependant s’ils ne sont pas enregistrés dans nos documents comme VDP, comment nous pouvons les assister si nous ne savons pas leur existence ? », s’interroge-t-il.

Le conseil des ministres de ce jour a aussi vu l’adoption d’un rapport relatif à l’organisation des concertations communales entrant dans le cadre de la réconciliation nationale. La commune de Ouahigouya sera la première à abriter ces concertations.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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