Burkina : Des Etats-majors avancés installés pour lutter contre le terrorisme selon le Premier ministre

À Sindou, chef-lieu de la province de la léraba, dans la région des cascades, lors de sa visite, le chef du gouvernement a eu des échanges avec les forces vives le 5 juillet 2020 et plusieurs sujets ont été abordés notamment la lutte contre le terrorisme. Pour lutter contre le terrorisme, des Etats-majors avancés dirigés par des colonels-majors et des colonels ont été installés dans trois régions du pays, a indiqué le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré.

« Nous avons redéployés les Forces de défenses et de sécurité (FDS) en faisant en sorte qu’il y ait des Etats-majors avancés de gestion de la crise. Nous en avons installé à l’Est, dans le Centre Nord, dans le Soum », a indiqué samedi à Sindou, le premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré.

Il a précisé que « ces Etats-majors avancés sont dirigés par des colonels-majors, des colonels qui ont pris en charge aujourd’hui la gestion de la question militaire sur le terrain ».

Il a rassuré qu’« aujourd’hui, nos FDS ont été renforcés en capacités humaines, en formation et en équipements ». Le chef du gouvernement s’exprimait samedi à Sindou (province de la Léraba) au cours d’une rencontre avec les forces vives de la localité. Il a informé que le gouvernement est « en train de réfléchir aujourd’hui sur la nécessité de créer des Etats-majors avancés dans les régions du Sud-Ouest et des Cascades », qui ont « des frontières avec la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali ».

« Il est important de faire en sorte que les FDS soient renforcées dans ces différentes localités et régions pour permettre de prendre en charge, les préoccupations sécuritaires de ces différentes régions », a-t-il affirmé.

Un engagement bien apprécié par la Haut-commissaire de la Léraba, Madeleine Traore qui a relevé devant le chef du gouvernement, les « limites du maillon sécuritaire » de sa province. Elle a informé qu’« il n’existe pratiquement pas de postes de contrôle au niveau de nos frontières ».

De plus, « la couverture de la province en postes de police et ou de gendarmerie n’est pas totale » a-t-elle affirmé, tout en précisant que « seuls quatre départements-communes (de la province) bénéficient de postes ». « Si jusqu’à présent, nous vivons une certaine accalmie sécuritaire dans la province, c’est grâce aux efforts déployés par nos FDS malgré la modicité de la logistique mis à leur disposition », a-t-elle noté.

Son inquiétude a été salué par le premier ministre qui a indiqué qu’à partir de la primature, « on a souvent l’impression que ceux qui sont dans le Grand Ouest n’ont pas conscience que nous avons des problèmes au niveau sécuritaire ». Pour Christophe Joseph Marie Dabiré, « à partir du moment où le terrorisme a mis pied dans notre pays, il faut qu’on se dise que ce n’est pas une affaire de région mais de pays et tout le monde doit se mobiliser pour pouvoir le combattre ».

Selon lui, les FDS à elles seules ne peuvent pas résoudre le problème du terrorisme d’où la création des forces supplétives que sont les volontaires de défense de la patrie.

Il a indiqué que « les volontaires de la défense de la patrie doivent être des gens qui aident au renseignement » et précisé « qu’ils (ne) sont (pas) des milices que le gouvernement veut créer » comme le suppose « beaucoup de gens ». « Ils doivent tout le temps, être des guetteurs, des indicateurs qui attirent l’attention des autorités sur des présences suspectes dans nos différents villages et dans nos différentes communautés », a-t-il affirmé.

Source : AIB

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