Burkina/ Covid-19 : le comité et l’OMS réfléchissent à des testes rapides et de masse

Le comité national de gestion de la crise de la pandémie du Covid-19 a tenue ce lundi 11 mai, sa deuxième session. Il était question de la révision la feuille de route et de l’évaluation du chemin parcouru et faiblesses constatées.

Depuis le 09 mars 2020, le pays traverse une crise sanitaire qui a handicape ainsi tous les secteurs d’activités. Un comité national de gestion de la pandémie du Covid-19 a été mis en place et présidé par le premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré.

Cette session se tient à un moment où le pays amorce une nouvelle étape dans sa lutte. Il s’agit de l’allègement des mesures barrières et de la restructuration du comité pour plus de dynamisme et d’efficacité.

Selon le premier ministre, le comité national de la gestion de la pandémie du Covid-19 a été <<restructuré tout récemment pour plus d’efficacité et de dynamisme au regard des urgences à gérer>>.

Ce comité a pour objectifs de réduire la propagation de l’épidémie en minimisant les effets induits au plan social et économique. Mettre en adéquation du potentiel du système sanitaire et les besoins de réponse sanitaire (dépistage, prise en charge, suivi biologique).

Aussi d’accroître la participation des individus, des familles et des communautés dans la réponse à la crise sanitaire (adhésion aux mesures prises, engagement citoyen à travers des initiatives nouvelles).

Elle a enfin pour mission d’assurer l’éffectivité des mesures d’atténuation des conséquences sociales et économiques.

<< Le comité a été mis en place avec un secrétariat exécutif qui servira d’interface entre le président du comité, les départements ministériels et également les régions>> indique le premier ministre.

Il a aussi précisé que le comité aura des comités sectoriels dans un certains nombres de départements ministériels pour traiter de questions spécifiques et des comités régionaux qui peuvent travailler sur le terrain dans la prise en charge de la maladie du coronavirus.

Plusieurs actions urgentes seront prises à l’issu de cette rencontre.

La première action urgente à prendre c’est d’élaborer un plan global qui fasse la situation des principales orientations la maladie et celle de la mobilisation des ressources a prendre en charge avec les différents partenaires techniques et financiers.

Comme autre action, une insistance de l’adoption de la communication aux réalités a été faite.

Cette adaptation doit amener les populations à adhérer au fait que la maladie soit une réalité et qu’elles doivent adopter les bonnes pratiques en matière de gestes barrières.

Il faut noter que cette action sera élaboré sous l’égide du ministre de la communication.

Pour le premier ministre « il y a des difficultés de mobilisation des réactifs pour un dépistage massif. Mais néanmoins le ministère de la santé a une initiative qui va dans le sens de multiplier le nombre de tests ».

« Il faut qu’on réfléchisse sur la stratégie de prise en charge de la maladie parce que les tests de dépistage ne devraient pas être le seul moyen de faire en sorte que nous identifions ceux qui sont positifs du coronavirus dans notre pays.
Nous sommes entrain d’étudier avec l’OMS qui à la responsabilité de valider les tests rapides, si l’OMS nous donne le vert, le Burkina Faso pourrait s’engager dans cette voie, ne serait ce que pour faire des dépistages primaires et les confirmer par les tests actuels ».

Il n’a pas hésité à préciser que des efforts sont faits. Le nombre de laboratoires a été multiplié et une fois les tests de dépistage sont disponibles le Burkina Faso pourrait aller progressivement vers un dépistage de masse.

Sandrine BADO

Infowakat.net

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