Burkina : 3 280 établissements scolaires fermés, Covid-19 (encore) d’actualité

L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 5 janvier 2022 sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Kaboré. Les écoles fermées, la recrudescence du covid-19 et la remise à plat des salaires sont, entre autres, les sujets du point de presse animé par le porte-parole du gouvernement, Alkassoum Maïga.

Au cours de ce rendez-vous du gouvernement, le ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro, a fait le point des fermetures d’écoles face à l’insécurité. A ce jour, ce sont 3 280 établissements scolaires qui sont fermés, soit 13,09% de l’ensemble des structures éducatives du Burkina Faso. Ces chiffres touchent 511 221 élèves et 14 907 enseignants, a précisé Alkassoum Maïga.

Toutefois, le patron de l’éducation nationale a notifié aussi les cas d’écoles rouvertes. Il s’agit de 205 établissements. 39 812 élèves et 1099 enseignants sont concernés par ces réouvertures.

Pour les délocalisations d’écoles, ce sont 25 établissements qui sont concernés actuellement. « Le ministère a pu réinscrire 135 981 élèves à travers 3 673 établissements dans l’ensemble du pays », a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Point du covid-19 au quotidien

Dans la semaine du 27 décembre 2021 au 2 janvier 2022, le Burkina Faso a enregistré 1005 personnes contaminées au Covid-19 et 15 décès. Il y a une recrudescence, le gouvernement appelle à la vigilance, a déclaré le ministre.
Face à cette situation, le gouvernement a instruit le ministre de la santé de reprendre les points quotidiens du covid-19 qui se faisaient au début de la pandémie au Burkina Faso. Ceci permettra à chacun de comprendre quotidiennement les effectifs et d’être interpellé par rapport à la situation, s’est convaincu le ministre Alkassoum Maïga.

Municipales de 2022

La question des élections municipales, initialement prévues en 2021 puis reportées en 2022, est revenue au cours des questions-réponses avec le porte-parole du gouvernement. La tenue des élections est sur la table de discussion du dialogue politique et les acteurs doivent se pencher dessus, a fait savoir le ministre. « Nous avons une position qui est claire : on a des problèmes sécuritaires. On doit faire en sorte que nous soyons prêts pour qu’au bon moment, si les acteurs politiques estiment que les élections peuvent se faire, qu’on rentre dans la mesure », a tranché Alkassoum Maïga.

Remise à plat des salaires au Burkina

Dans leurs messages à la nation à l’orée de 2022, le président du Faso et le Premier ministre ont fait mention de la question de la remise à plat des salaires au Burkina. C’est un ancien chantier qui refait surface. Pour le porte-parole du gouvernement, la question touche plusieurs acteurs, donc « il y a moyen d’avancer avec assurance et tac de sorte à ne pas créer de zone de turbulence ». « Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin d’avoir une maîtrise de la masse salariale et que les ressources soient orientées en direction de la prise en charge de la lutte contre l’insécurité », a-t-il affirmé.

Un décret a été adopté au cours de ce conseil des ministres pour fixer et traiter les conditions de rémunération au niveau de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) et de codifier les indemnités des commissaires. Pour le porte-parole du gouvernement, il y avait un vide qui ne permettait pas d’harmoniser les choses. Ce décret clarifie les conditions de traitement des agents de la CENI.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

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