Bobo-Dioulasso : Une marche le 29 février prochain pour dénoncer « l’injustice » dans le lotissement du secteur 26

Les membres de la Cellule de veille sur le droit au logement étaient face aux hommes de médias ce jeudi 27 février 2020 à Bobo-Dioulasso. Objectif, dénoncer ce qu’ils ont qualifié d’injustice sociale dans le lotissement du secteur 26, dans l’arrondissement N°5 de la commune de Bobo-Dioulasso. A cet effet, ils annoncent une marche le samedi 29 février 2020.

Selon le responsable de la Cellule de veille sur le droit au logement, Daouda Ouattara, à travers cette marche, les membres de ladite cellule veulent interpeller les gouvernants sur les brimades et autres formes d’exactions dont sont victimes les populations dans les zones non-loties. A l’en croire, la cellule est née des conséquences de la mise en place de la première commission d’apurement, « dénuée de toute crédibilité ».

En effet, dans un communiqué datant de fin décembre 2019, le maire de l’arrondissement 5, Christophe Sanou, informait les populations du secteur 26 d’une opération d’ouverture de voies dans la zone, qui devrait commencer au cours du mois de janvier dernier. Face à la réticence des habitants de la zone, pour qui l’opération va engendrer des victimes, le maire aurait, en à croire les conférenciers, fait la sourde oreille en entamant l’opération par des marquages sur les habitations. Pour Daouda Ouattara, ces habitations seront « certainement emportées par l’ouverture des voies ».

Les conférenciers reprochent ainsi au maire de l’arrondissement N°5, Christophe Sanou, d’user de la force là où le dialogue s’impose. Il lui est même reproché la violation d’une recommandation forte de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) qui stipule, dans le cadre de l’apurement du passif du foncier urbain, de « veiller à ce que tous les membres de ces différentes commissions soient de bonne moralité et qu’ils n’aient jamais participé auparavant aux opérations de lotissements dans les secteurs 26 et 27 de la commune de Bobo-Dioulasso ».

Ils dénoncent par ailleurs « le silence des autorités face à cette situation qui empêche des populations de passer des jours ou nuits tranquilles ». C’est donc pour dire non à ce qu’ils qualifient de coup de force du maire, que les habitants du secteur 26 ont décidé de battre le pavé le samedi 29 février 2020, dans la ville de Bobo-Dioulasso.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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