Bobo-Dioulasso : Des jeunes formés au métier de réparation de terminaux TIC reçoivent des kits pour leur installation socio-professionnelle

Ils sont au total 112 jeunes, issus de différentes régions du Burkina Faso, à être formés au Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso, au métier de réparation de terminaux TIC. En fin de formation, ces apprenants ont reçu ce jeudi 2 décembre 2021, leur attestation ainsi que des kits de travail, pour améliorer leur vécu.

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), à travers le Fonds pour l’accès et le service universel, a réalisé une série de formations pour renforcer les capacités des jeunes et permettre ainsi la promotion des communications électroniques.

C’est à ce titre qu’elle a initié et financé la formation de trois cent personnes évoluant dans le secteur informel des TIC dans les différentes régions du Burkina. Les bénéficiaires, répartis entre les centres de formation professionnelle de Bobo-Dioulasso, de Ouagadougou et Ziniaré, ont été formés au métier de la réparation des terminaux TIC (toutes les marques de téléphones portables simples, smartphones, tablettes, PC, TV).

Des apprenants en fin de formation présents à la cérémonie de remise d’attestation

Pour assurer la formation, l’Arcep a fait confiance aux structures spécialisées du ministère en charge de la jeunesse et de l’emploi, dont le Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B). Ce centre a pu former ainsi 112 des 300 jeunes à former. Les apprenants de ce centre viennent des régions des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest, du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun. Durant plus de deux semaines de cours, ils ont été outillés sur les généralités sur les terminaux TIC, leur entretien et leur réparation, ainsi que sur la protection de l’environnement et l’entrepreneuriat.

C’est à l’issue de cette formation que cette cérémonie est organisée pour remettre à ces jeunes en fin de formation, des kits de réparation de terminaux TIC. Ces kits sont des outils de démarrage en vue d’une aide à la création de leurs propres ateliers de réparation dans leurs localités respectives. Cette cérémonie de remise de kits intervient un mois après celle de Ouagadougou qui a permis également de remettre des kits aux apprenants en fin de formation.

La remise symbolique d’attestations à des participants de la formation

Accompagner la transformation digitale au Burkina Faso

Selon des statistiques communiquées au cours de cette cérémonie, les ménages qui possèdent un téléphone portable ou mobile sur le continent sont désormais plus nombreux que ceux qui ont accès à l’électricité ou encore à l’eau potable. Et le Burkina Faso avec ses 23 466 416 d’abonnements n’est pas en reste dans cette évolution. C’est pour soutenir cette évolution, en permettant à toutes les catégories sociales du Burkina de posséder un terminal, que l’Arcep a décidé de former ces jeunes évoluant dans le secteur informel des TIC.

Tontama Charles Millogo, le président de l’Arcep

« Le téléphone portable fait partie de notre quotidien. Tout se fait à partir de téléphone. Il est donc important que cette transformation digitale dans laquelle nous nous lançons puisse être accompagnée. A travers ces formations, nous voulons mettre à la disposition des utilisateurs de téléphones portables des centres de réparation professionnels. Nous voulons aussi amener les jeunes à s’auto-employer en leur permettant de s’installer dans leurs localités », a expliqué le président de l’Arcep, Tontama Charles Millogo.

La ministre de l’économie numérique, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon

Tout en précisant que la question du genre a été prise en compte, Charles Millogo a invité les bénéficiaires à une bonne exploitation des kits pour améliorer considérablement leur vécu. La cérémonie de remise de kit a été présidée par la ministre de l’économie numérique, des postes et de la transformation digitale, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon. Dans son allocution elle a fait savoir que le taux de pénétration de mobile au Burkina est de 102%. Ce qui signifie que tous les Burkinabè possèdent au moins un téléphone portable.

Yacouba César Ouattara, porte-parole des bénéficiaires

Selon elle, les télécommunications, surtout le mobile est un secteur d’avenir. C’est le secteur où, selon elle, l’Afrique fait mieux que les autres continents. C’est pourquoi, elle a apprécié la formation à sa juste valeur. « Cette formation est la bienvenue. Elle va permettre de doter ces jeunes de connaissances et de kits, afin de leur permettre de se constituer en entreprise et de recruter d’autres jeunes. Ce qui permettre de créer de l’emploi », s’est-elle réjouie. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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