Aux Jeux paralympiques 2021, l’équipe de France veut effacer le souvenir de Rio

La 17e édition des Jeux paralympiques qui commence aujourd’hui durera deux semaines. L’objectif pour les athlètes français engagés est, à trois ans des Jeux de Paris, de remporter au moins 35 médailles.

Un peu plus de deux semaines après la cérémonie de clôture de Tokyo 2020 commence, mardi 24 août dans la capitale japonaise, la 17e édition des Jeux paralympiques. Jusqu’au 5 septembre, 4 400 athlètes issus de plus de 130 délégations vont s’affronter, selon leur handicap, sur les terrains des 22 sports inscrits au programme paralympique – 23 si l’on considère la distinction officielle entre cyclisme sur piste et cyclisme sur route.

L’équipe de France se présente au Japon avec 138 athlètes (accompagnés d’une quinzaine de guides et assistants) handicapés physiques, sensoriels ou déficients intellectuels, engagés dans 19 disciplines. Pierre Fairbank et Nantenin Keita en athlétisme, David Smétanine en natation, ou encore Sandrine Martinet (judo) et Stéphane Houdet (tennis), tous porte-drapeaux de la délégation tricolore, représentent, parmi d’autres athlètes, de réelles chances de médailles.

L’objectif pour les Bleus ? Revenir de Tokyo avec 35 médailles, contre 28 seulement à Rio en 2016 – le pire total de l’histoire –, pour « replacer la France dans une phase ascendante dans la perspective des Jeux de Paris », en 2024, selon les mots de Jean Minier, le directeur des sports du Comité paralympique et sportif français (CPSF).

Domination chinoise et britannique

A ce niveau, le butin serait bien maigre comparé à ceux de la Chine il y a cinq ans à Rio (239 médailles, dont 107 en or) ou du Royaume-Uni (147, dont 64 en or). Pour Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF – par ailleurs championne paralympique du 100 m (Londres 2012), du 400 m et du saut en longueur (Rio 2016) – remporter 35 médailles à Tokyo est « un objectif ambitieux », mais qu’elle considère « réaliste au regard de la densité de la concurrence ».

Jean Minier préfère, pour sa part, parler d’un objectif « plancher ». Notamment en raison du contexte particulier de ces dix-huit derniers mois, le Covid-19 ayant rendu aléatoire toute prévision. « La pandémie a énormément limité le nombre de compétitions internationales, c’est plus compliqué d’arriver à mesurer le niveau de l’adversité », relève le chef de la délégation tricolore à Tokyo, qui se félicite toutefois d’avoir « des ambitions de podium dans tous les sports » où des athlètes paralympiques français sont engagés.

Si la Chine, le Royaume-Uni, la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis devraient, sans surprise, truster une nouvelle fois les premières places au tableau des médailles, cet objectif de 35 médailles reste toutefois très éloigné de ce que les Bleus « moissonnaient » lors des éditions paralympiques précédentes. Un coup d’œil dans les archives d’un passé pas si lointain le rappelle : 86 médailles, dont 30 en or aux Jeux de Sydney, en 2000, par exemple.

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