Aux impôts, le leitmotiv «25% de Fonds commun contre 25% de travail» en marche (média)

A la Direction générale des impôts, les contreperformances enregistrées au premier trimestre de l’année, seraient dues à la décision des agents d’exécuter 25% de leurs tâches pour protester contre le plafonnement de leur Fonds commun (primes) à 25% de leurs salaires annuels, informe Sidwaya.

«Au premier trimestre de l’année 2019, les recettes de la Direction générale des impôts (DGI) s’élèvent à 178 milliards 218 millions 816 mille 354FCFA contre une prévision de 185 milliards 635 millions 889 mille FCFA, soit un taux de réalisation de 96%», lit-on dans le Sidwaya du mercredi.

Le quotidien public qui cite un rapport circonstancié de la DGI, précisent qu’au niveau des directions régionales, les résultats sont qualifiés de «catastrophiques», car oscillant entre 47 et 70%.

«Les recettes provenant de l’enregistrement des marchés publics ont également connu une forte baisse, passant de 6 milliards 755 millions 533 mille 414 FCFA au premier trimestre 2018 à 3 milliards 686 millions 554 mille 501FCFA, à la même période en 2019», relate Sidwaya.

Selon le journal, ces mauvais résultats sont la résultante du plafonnement du Fonds commun (primes) à 25% des salaires annuels au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement.

Le canard indique qu’en signe de protestation, les agents ont décidé d’exécuter 25% de leurs tâches, avec comme objectif «l’assèchement des caisses de l’Etat».

Ce qui se traduit notamment par des absences ou des retards, le refus des guichetiers d’encaisser sous prétexte de manque de connexion, l’absence d’émissions d’actes de poursuites contre les mauvais payeurs et  la lenteur dans l’enregistrement des marchés publics.

Sidwaya renseigne que c’est grâce aux payements effectués en ligne par les grandes entreprises auprès des banques, que le taux général de 96% a été atteint au premier trimestre.

Néanmoins, «le rapport recommande qu’une solution urgente soit trouvée afin de circonscrire dans le temps, les effets de la crise actuelle», conclu le journal.

Agence d’information du Burkina

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