Attaque d’une église protestante à Hantoukouri : Le Premier ministre, porteur d’un message du président du Faso à la Fédération des églises et Missions évangéliques

Au lendemain de l’attaque de l’église protestante de Hantoukouri, à l’Est du Burkina, l’exécutif s’est rendu ce lundi, 2 décembre 2019 au siège Fédération des églises et Missions évangéliques pour présenter les condoléances et appeler à ne pas baisser les bras face à cette nouvelle épreuve.

Le Burkina Faso a été victime, dimanche, 1er décembre 2019, d’une attaque terroriste contre un lieu de culte : l’église protestante à Hantoukouri (dans la commune de Foutouri, située dans la région de l’Est, près de la frontière nigérienne). Cet acte perpétré par des individus armés non identifiés a coûté la vie à quatorze fidèles. Dès cet après-midi de lundi, 2 décembre 2019, le président du Faso a dépêché son Premier ministre au siège de la Fédération des églises et Missions évangéliques (FEME) sis dans la capitale burkinabè, pour présenter les condoléances et souhaiter que cette nouvelle épreuve que rencontre le pays ne soit pas une opportunité pour baisser les bras et céder au désespoir.

Pasteur Henri Yé, président de la FEME

Accompagné de membres de son gouvernement et de personnes-ressources (ancien ministre), Christophe Dabiré a donné l’assurance du soutien du gouvernement et rassurer les responsables de la faîtière que l’exécutif va continuer de travailler avec eux, dans la prière, pour que le Burkina Faso retrouve la paix et la sérénité.
Selon le mandataire du président Roch Kaboré, les terroristes visent, par ces différents actes, à déstabiliser le pays, créer une désaffection de l’ensemble des populations vis-à-vis du pouvoir et faire en sorte que le peuple se soulève « pour remettre à plat un certain nombre de choses ».

Le Premier ministre, Christophe Dabiré, encourage les Burkinabè à rester soudés contre le mal que traverse le pays

« Grâce à la prière, à l’accompagnement des communautés religieuses de notre pays ; les musulmans, les églises évangéliques, les chrétiens, les animistes, les religions traditionnelles, nous allons réussir à surmonter cela et nous comptons sur les différentes prières pour pouvoir arriver à faire en sorte que le processus de développement, qui doit être la base et le socle sur lequels nous allons construire ce pays, puisse se poursuivre dans le calme et la sérénité », mobilise le Premier ministre, Christophe Dabiré, appelant le peuple à garder son calme et à faire confiance à ses dirigeants et à prier pour eux. Il dit être certain que la victoire est au bout de l’effort ; les Burkinabè étant « unis et résilients face à l’adversité ».

Pour le porte-parole des hôtes, pasteur Henri Yé, par ailleurs président de la FEME, cette visite est une marque de sympathie de la part du président du Faso et de tout le gouvernement. « Cela nous va droit au cœur ; parce que cela montre que nous sommes une nation-famille, que nous sommes tous unis, solidaires et nous pensons que c’est dans cette unité, cette solidarité que nous allons véritablement aller de l’avant et que nous allons vaincre tous ceux-là qui sont toujours derrière nous, en train de nous combattre. En tout cas, si nous restons unis, soudés, la victoire est au bout », commente-t-il.

Selon le pasteur, et tout en précisant ne pas disposer forcément de toutes les informations sur l’attaque, l’église qui a été l’objet de l’acte est une « église naissante, une petite église ». Elle est située dans ce village, Hantoukouri, frontalier au Niger (le dernier village avant d’entrer dans le Niger). « C’est une église naissante, probablement qu’il y a même des miniers qui sont venus adorer ce jour-là avec les fidèles qui étaient là bas. Ils (fidèles) ne sont pas nombreux ; l’église n’a probablement pas plus de 20 membres. En vérité, il n’y avait pas de pasteur, celui qui dirigeait, on a dû le prendre pour le pasteur, mais c’est une église qui n’a pas de pasteur. Ceux qui ont été froidement abattus, ce sont des enfants de dix, douze ans, quatorze ans ; il y a une seule personne dedans qui est vraiment d’un âge un peu avancé (qui a peut-être 40 ans et plus). Les femmes ont été épargnées, ils les ont appelées à l’intérieur et ont fait sortir les hommes, les ont couverts et ont tiré sur chacun d’eux sur la tête. Donc, ils ont été froidement et lâchement abbatus de cette façon-là », décrit le président de la FEME, Pasteur Yé.

Lefaso.net

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