Attaque Barga : <>, (D.Diallo)

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a lors d’une conférence pointé certains groupes Koglwéogo, qu’il tient pour responsable du massacre survenu le 08 mars 2020 dans les villages de Darguela, Barga et Ramdolah. C’était ce samedi 14 mars 2020.

Pour le secrétaire général du CISC, Daouda Diallo, les populations sont formelles : <<il s’agit bel et bien des koglwéogos de la commune de Titao>>. Il ajoute que dès les premières heures de l’attaque (5h du matin), les FDS de Titao et de Ouahigouya ont été informées, mais elles ne sont arrivées qu’aux environs de 17h pour constater les dégâts. <<C’est parce que Yirgou n’a pas été sanctionné que Barga a eu lieu>> poursuit-il.

Chef Django au milieu

Sur la question des volontaires, la loi stipule qu’il faut recruter les individus de bonnes moralités et que leur candidature doivent être validé par le village. <<En réalité cela ne s’est pas passé suivant les lois et rien n’a été respecté dans le recrutement de certains volontaires. Beaucoup de koglwéogos impliqués dans les massacres de Yirgou ont profité de l’occasion pour se faire enrôler dans le lot de volontaires>>, affirme Daouda Diallo.

Toujours selon Dr Diallo, le gouvernement n’a pas dit la vérité sur l’attaque de Barga. Les bourreaux, après l’attaque, ont fait le déplacement pour voir le site installé pour recevoir les victimes. << Est-ce que des terroristes exécutent une opération pour rester sur les lieux pendant longtemps ? Certes, les terroristes utilisent toutes les ficelles qui peuvent diviser mais, ceux qui sont impliqués dans les massacres de Yirgou et Barga sont clairement identifiés. C’est des personnes qui sont connues par les populations victimes et les autorités locales. Le gouvernement ne peut pas parler de personnes non identifiées>>, indique le secrétaire général du CISC.

Daouda Diallo insiste sur le fait que les assaillants sont toujours sur le terrain. <<Si les acteurs étatiques sont toujours septiques, c’est bon, qu’ils déplacent des personnes sur le terrain pour constater>>.

Le responsable des koglwéogos de la région de l’Est, chef Django, demande que les autorités les encadre. << Que chaque région ait un règlement intérieur et statut conformément à la loi pour ne pas aller au dessus de la loi>>. Sa présence à la conférence montre selon le collectif qu’il n’est pas contre tous les koglwéogos.

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés recommande au gouvernement de dire la vérité sur ce qui s’est passé à Barga. De désarmer tous les koglwéogos criminels et les poursuivre devant la justice. Et fournir des moyens adéquats et ressources aux juges et aux FDS qui doivent protéger de manière impartiale les civils.

Nafisiatou Vebama
Infowakat.net

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