Alliance police nationale : Le mandatement de salaire de 14 militants suspendu

Le directeur général de la police refuse d’appliquer les décisions de justice. C’est la principale information donnée par ‘’Alliance police nationale’’ au cours d’une conférence de presse animée dans la soirée du 20 août 2019 à Ouagadougou. Les membres de ce syndicat de la police disent souffrir le martyre face aux décisions arbitraires prises par le premier responsable de la police, quand bien même la justice a rendu des décisions en leur faveur.

Encore une victoire judiciaire pour ‘’Alliance police nationale’’ (APN). Mais une fois de plus, c’est encore la sourde oreille du côté du directeur général de la police. Selon le secrétaire général du syndicat, le directeur général a entrepris une série de blâmes, d’affectations et de réaffectations des membres du bureau national du syndicat, de ses représentants régionaux et des points focaux.

Le syndicat avec ses conseils ont alors attaqué cette décision, qu’ils jugent arbitraire, devant le tribunal administratif. En rendant sa décision le 9 août, le tribunal administratif a suspendu l’exécution de la décision d’affectation individuelle des requérants et ayant pour support collectif, la note n°2019-3679 portant affectation de policiers, du directeur général de la police nationale.

Et ce n’est pas fini. Le 13 août 2019, le tribunal administratif statuant sur la question des blâmes, a suspendu l’exécution des décisions. Malgré toutes ces décisions, « tous les membres d’APN concernés par ces affectations, sanctions et remplissant les conditions ont vu leur candidature refusée pour le concours professionnel de recrutement des officiers de police session 2019 », a regretté le secrétaire général de l’Alliance, Yitouro Somé.

Il ajoute qu’à travers un « faux rapport », le directeur général de la police nationale a fait suspendre le mandatement de salaire de 14 militants du syndicat dont 5 sont membres du bureau national. « C’est du terrorisme », clame le secrétaire général précisant que ce sont des familles entières qui payent les conséquences de cette décision arbitraire.

La voie judiciaire n’est-elle pas la voie idéale pour la résolution des crises dans un Etat de droit ? se demande le syndicat qui dit ne pas comprendre pourquoi la première autorité de la police refuse de se plier aux décisions de justice. « Nous avons choisi la voie la plus noble qui est celle de la justice », insistent les conférenciers.

Réagissant à l’actualité avec l’attaque du détachement militaire de Kotougou qui a coûté la vie à 24 militaires et celle de Mentao dans laquelle trois policiers sont tombés, les conférenciers ont rappelé la nécessité de :

  • doter conséquemment les FDS en général et les forces de police en particulier.
    « On a toujours parlé de dotation de matériel. Nous sommes à une époque où la violence n’est pas scolaire ou urbaine, c’est une guerre ouverte. Nous demandons à ce qu’on réadapte le matériel qu’on nous donne et qui puisse être proportionnel à celui de l’ennemi », a précisé Yitouro Somé. On ne peut pas refuser de donner une arme de guerre à un policier qui est sur un terrain de guerre, clame le secrétaire général.
  • Développer une synergie d’action entre les différentes forces sur le terrain
      Prendre en compte les préoccupations des agents sur le terrain, développer la cohésion et a bonne gouvernance au sein des FDS, particulièrement au sein de la police.

Lefaso.net

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