Aéroport de Donsin : Les travailleurs inquiets pour l’épanouissement des Burkinabè

« Enjeux de la concession de l’aéroport international de Ouagadougou pour un développement sûr du secteur de l’aviation civile et l’épanouissement des Burkinabè : quelles stratégies pour la construction de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin ? ». C’est ce thème qui a réuni les syndicalistes et les travailleurs aéroportuaires, le samedi 9 février 2019 à Ouagadougou. Parrainé par Vincent T. Dabilgou, ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, ce panel a permis aux participants de débattre des enjeux liés à la construction du nouvel aéroport international de Ouagadougou-Donsin.

Certains syndicats se sont inquiétés de la compression des employés et de la suppression des avantages avec la construction de l’aéroport de Donsin. Pour mieux défendre leurs droits, les employés sont venus s’informer des mesures prises par le gouvernement depuis la relance des activités de construction.

Pour Olivier Ouédraogo, secrétaire général de Confédération syndicale burkinabè (CSB), « nous ne sommes pas contre la construction de l’aéroport, nous sommes contre le braquage du patrimoine national. Nous voulons une indépendance réelle de notre nation ». Sa position a été acclamée par les participants qui attendent des mesures concrètes de la part du gouvernement.

De son côté, Hamed Lamizana, secrétair général du Syndicat unique de la météorologie et de l’aviation civile et assimilés (SUMAC), a déclaré que « la construction de l’aéroport international de Ouagadougou-Donsin aura des conséquences aussi négatives que positives (…). Elle doit conserver les intérêts moraux et matériels des Burkinabè ». Pour y arriver, il a demandé aux autres syndicats de se joindre à leur lutte, car dit-il, « c’est par la solidarité et la lutte qui nous arriverons à vaincre ».

Qualifiant la construction de l’aéroport de Donsin de « geste patriotique », Vincent T. Dabilgou, ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, a demandé aux syndicalistes « d’accepter que le monde évolue ».

Selon ses explications, le gouvernement ne peut pas utiliser tout le budget pour un seul objectif. C’est ce justifierait, selon lui, le fait que le gouvernement ambitionne de recourir au service des privés pour la réalisation de l’aérogare. Face à ceux qui penseraient autre chose, le patron du transport a martelé que « l’aéroport n’a pas été bradé, nous pensons avoir un privé qui peut nous aider à bâtir l’aérogare. Je suis persuadé que le gouvernement va trouver les réponses qu’il faut parce que le projet est un projet commun ».

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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