Adoption du statut-cadre de la Police nationale : Des policiers expriment leur reconnaissance au Médiateur du Faso

Une délégation d’officiers de police a été reçue en audience par le Médiateur du Faso, Saran Sérémé Séré, le 28 juillet 2020. Ces policiers sont venus, au nom de leurs 1 018 collègues, remercier le Médiateur du Faso pour son intervention dans la régularisation de leur situation administrative, et souhaiter son implication dans le suivi de la mise en œuvre de la loi rectificative afin d’assurer une issue heureuse au dossier.

Leur requête était relative à l’application de la loi 027-2018/AN du 1er juin 2018, portant statut du cadre de la Police nationale, qui créait une situation d’iniquité et d’injustice à leur endroit.

Grâce à l’implication du Médiateur du Faso et aux efforts consentis par le gouvernement burkinabè, plus de 1 018 officiers de police, qui se sentaient « lésés » dans leurs droits, ont vu leur situation être réglée à l’amiable, à travers une décision gouvernementale de réparation de ce préjudice. Le gouvernement a en effet examiné, en conseil des ministres, un projet de loi rectificative et l’a transmis à l’Assemblée nationale qui l’a adopté le 8 juillet 2020.

Le Médiateur du Faso a salué la confiance placée en son institution et l’esprit du règlement des requêtes litigieuses par la voie amiable à travers le dialogue, la conciliation, la concertation, le consensus. Elle a souhaité que ce mode de règlement des requêtes soit privilégié entre les administrés et l’administration, au détriment du règlement conflictuel. « C’est la condition essentielle pour la préservation d’un climat apaisé et serein, socle du développement de nos cités et du bien-être de nos populations », a-t-elle déclaré.

Cette option, ajoute-t-elle, est d’autant plus à privilégier pour les corps en charge de la protection des populations. Les échanges ont en outre permis de saluer l’intervention du Médiateur du Faso dans le dossier relatif à la radiation des jeunes filles élèves policiers en état de grossesse durant leur formation ou stage de formation.

Cette intervention avait en effet permis de lever « une mesure sélective, injuste et inéquitable à l’encontre des élèves policiers de sexe féminin ». La nouvelle mesure disciplinaire adoptée n’impose que la reprise de l’année de formation durant laquelle l’élève policière aurait été indisposée. Par ailleurs, madame le Médiateur du Faso a introduit une requête pour une révision de texte positive et équitable dans notre armée nationale.

Lefaso.net

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