Actes d’état-civil : L’Association des femmes juristes fait des heureux dans le Centre et les Hauts-Bassins

L’Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ) a mené une campagne d’information, d’établissement et de délivrance d’actes d’état civil ou de jugements supplétifs au profit de populations des régions du Centre et des Hauts-Bassins, de juin à décembre 2020. C’est dans le cadre de ce projet, qu’elle a procédé, le jeudi 24 décembre 2020 à Pabré, à une remise symbolique des actes d’état civil, marquant la fin de la campagne. La cérémonie a été présidée par le préfet de Pabré, Boureima Ouédraogo.

Ce sont les localités de Saaba, de Tanghin Dassouri, de Pabré, de Nagrin et de Zongo dans le Centre, et de Karangasso Vigué, de Peni, de Toussiana, de Bama et de Satiri dans les Hauts-Bassins, qui ont été les cibles de la campagne de l’Association des femmes juristes (AFJ) du Burkina. Financée par l’ONG Diakonia, cette campagne avait pour objectif d’améliorer les connaissances de 2 000 femmes et jeunes pour une participation active aux élections couplées de 2020 et de doter 1 000 femmes et jeunes de jugements supplétifs d’acte de naissance et ou de la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB).

Présidium de la cérémonie

Âgés de 18 à 35 ans, ils sont plus de 1 000 femmes et jeunes qui ont pu bénéficier d’actes d’état civil. Toute chose qui ravive la joie de la présidente de l’AFJ Burkina, Clarisse Zoungrana/ Nadembega, qui a signifié que le choix des femmes et des jeunes s’explique par le fait qu’ils sont la couche sociale la moins nantie en documents d’état civil.

Vue des bénéficiaires à la cérémonie

Elle explique que la campagne elle-même s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au processus électoral (PAPE) appuyé par l’ONG Diakonia. Pabré a en outre été retenu pour la cérémonie de remise officielle, pour avoir été la ville où il y a eu la plus grande mobilisation. « Les bénéficiaires ont beaucoup apprécié et appellent l’Association à poursuivre dans la lancée afin de permettre à beaucoup d’autres personnes d’obtenir des actes d’état civil » a souligné Clarisse Zoungrana.

Clarisse Zoungrana/ Nadembega, présidente de l’AFJ Burkina

La secrétaire de la coordination des associations féminines de Pabré, Asséta W. Ouédraogo, a souligné qu’elle et ses camarades se sont donné le devoir de mobiliser les femmes pour la campagne. A l’issue de l’opération, Pabré a enregistré environ 70 personnes qui ont bénéficié de CNIB et une quarantaine des jugements supplétifs d’acte de naissance.

Elle lance un cri de cœur à l’endroit de l’association pour que, dans la mesure du possible, l’initiative puisse être renouvelée parce que, dit-elle, « il y a beaucoup de personnes qui n’ont toujours pas de documents d’identification ». Tout de même, c’est un cœur plein de reconnaissance pour l’AFJ Burkina pour ce qu’elle a fait pour la ville de Pabré. « Nous demandons à Dieu de les accompagner pour qu’ils puissent avoir d’autres financements et nous venir en aide » a-t-elle imploré.

Asséta W. Ouédraogo, secrétaire de la coordination des associations féminines de Pabré

L’Association des femmes juristes du Burkina (AFJ) a été créée en 1993. Elle réunit des femmes juristes de plusieurs fonctions. « A notre sein, nous avons des avocats, des magistrats, des enseignantes d’université, des juristes d’entreprises, de banques, des huissiers de justice, des notaires » a expliqué madame Zoungrana.

Les participants ont tenu à immortaliser l’instant

L’Association a pour objectif, selon elle, de promouvoir la défense des droits des femmes. Elle accompagne des femmes victimes de violation de leurs droits, à travers l’existence de deux cliniques juridiques à Ouaga et à Bobo-Dioulasso. « Nous accompagnons les femmes à travers des conseils et lorsqu’elles manifestent le désir de saisir les juridictions, nous les accompagnons à travers nos membres qui sont des avocats », poursuit la présidente.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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