9e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative : Les tradipraticiens à l’honneur pour la lutte contre le Covid-19

Le ministère de la Santé a organisé le lundi 30 août 2021 à Bobo-Dioulasso, la première édition de ‘’l’arbre à palabre’’ de la médecine traditionnelle et alternative. Elle est placée sous la présidence du Pr Charlemagne Ouédraogo, ministre de la Santé, le marrainage de Christine Kafando, présidente de l’Association espoir pour demain, et la participation de la représentante de l’OMS au Burkina Faso, Dr Diarra Nama Alimata.

Cette rencontre se tient dans le cadre de la 9e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMTA) placée sous le thème de la « Contribution de la médecine traditionnelle dans la lutte contre les maladies infectieuses dont la Covid-19 ».

A cette occasion, quelques tradipraticiens ont partagé leurs expériences sur le traitement d’un certain nombre de maladies infectieuses au niveau de la santé publique que sont le Covid-19, les maladies diarrhéiques, la dingue, la fièvre typhoïde, le paludisme.

Les participants

La collaboration entre tradipraticiens et médecine moderne saluée

Selon le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, à travers des ateliers, ils ont compris l’approche diagnostic des tradipraticiens, ce qu’ils utilisent pour faire face à ces différentes pathologies. Ceci les a séduits car ils ont beaucoup appris de ces tradipraticiens sous ‘’l’arbre à palabre’’ et comptent continuer avec d’autres éditions afin que chaque praticien ou au sein de leur association puisse venir partager leurs expériences qu’ils vont capitaliser pour l’offre de soins à travers la collaboration entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle.

Pr Charlemagne Ouédraogo, ministre de la Santé

Il souligne également que cela devrait renforcer le dispositif d’offres de soins car le ministère a une règlementation qui permet la collaboration entre ces deux types de médecines et que dans les infrastructures du ministère, il est prévu un bâtiment dédié à la médecine traditionnelle. Ce qui devrait renforcer la collaboration pour renforcer l’offre de soins sur toute l’étendue du territoire.

Quant aux requêtes formulées par les acteurs de la médecine traditionnelle, le ministre Ouédraogo rassure qu’elles seront transmises au Premier ministre de sorte que les doléances pertinentes puissent avoir un examen attentif pour améliorer la collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine moderne, en particulier les centres de médecine traditionnelle. A cet effet, il sera inauguré bientôt un centre au cours du mois d’octobre suivi d’un plaidoyer pour que ce type de centre puisse exister sur l’ensemble des 13 régions sanitaires du Burkina.

Dr Pascal Nadembega, directeur chargé de la médecine traditionnelle et alternative à l’offre de soin au ministère de la Santé

Selon Dr Pascal Nadembega, directeur chargé de la médecine traditionnelle et alternative à l’offre de soin au ministère de la Santé, ce cadre d’échange constitue la possibilité d’échange de connaissances entre la médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle, et entre les médecins traditionnels. Ces médecins traditionnels sont venus de toutes les régions ; les plantes n’étant pas les mêmes, les formulations non plus. Ils échangent donc les recettes, même si c’est pour soigner la même maladie et certains ont donné des recettes qui peuvent soigner plusieurs maladies. Il a formulé comme doléance la cohésion des associations de tradipraticiens pour bien travailler, planter les plantes médicinales pour éviter leur disparition.

Dr Diarra Nama Alimata, représentante de l’OMS au Burkina

L’OMS s’engage à promouvoir la médecine traditionnelle

Pour la représentante de l’OMS au Burkina, Dr Diarra Nama Alimata, la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle moderne sont complémentaires et l’OMS encourage les élus à élargir leurs offres de soins avec cette médecine traditionnelle. Elle souligne également que la pandémie du Covid-19 est une opportunité pour la médecine traditionnelle de faire montre de son savoir.

Aussi dit-elle espérer qu’un jour le traitement du Covid-19 vienne du Burkina Faso sous sa forme traditionnelle, car l’OMS accorde un grand intérêt pour cette médecine traditionnelle et compte accompagner le Burkina Faso dans ce sens dans tous ses efforts.

Soumaila Ouédraogo, représentant des tradipraticiens

Elle s’estime déjà heureuse qu’au moins 100 recettes font l’objet d’une analyse entre le ministère de la Santé et le ministère en charge de la Recherche scientifique, tout en espérant que sur la base de protocoles avec une méthodologie d’approches scientifiques, il y ait des résultats tangibles. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Haoua Touré
Lefaso.net

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