11-Décembre à Ziniaré : Des jeunes dans la rue pour exiger son report

Des jeunes ont battu le pavé pour exiger le report des festivités du 11-Décembre ce mardi 23 novembre 2021 à Ziniaré. Partis du Haut-commissariat au Gouvernorat, les membres du mouvement « D Tenga Nanda » ont remis un message au gouverneur de la région du Plateau-central.

Cette année, la célébration tournante des festivités du 11 décembre se tient dans la ville de Ziniaré dans la région du Plateau-central. Des jeunes regroupés à travers un mouvement spontané dénommé « D Tenga Nanda » qui signifie « Ma patrie d’abord », étaient dans la rue ce mardi 23 novembre 2021 à Ziniaré.

Armés de pancartes et de sifflets, les manifestants ont montré leur volonté de reporter les festivités du 11-Décembre au regard de la dégradation sécuritaire. « Oui au report du 11-Décembre 2021,  soutien aux FDS », « non à un 11-Décembre au rabais », « à cause de l’insécurité grandissante, reportons le 11 décembre 2021 », tels sont, entre autres, les messages sur les écriteaux.

Des jeunes étaient dans la rue pour exiger le report des festivités du 11 décembre 2021

Le porte-parole du mouvement, Wendpagnangdé Simporé, a expliqué les mobiles de l’exigence du report de la célébration du 11 décembre 2021.

« Après plusieurs années d’attente, notre région se voit enfin heureuse élue pour abriter l’ultime étape de cette célébration. Cette nouvelle a été, naturellement bien accueillie par les habitants des trois provinces qui se voient enfin, eux aussi, heureux bénéficiaires des retombées de ces festivités. Malheureusement depuis un certain temps, notre pays le Burkina Faso vit des moments dramatiques sur le plan sécuritaire », a-t-il indiqué.

A l’écouter, face au triste constat de la dégradation sécuritaire au niveau national, le gouvernement a décidé de célébrer « sobrement » le 11 décembre 2021 à Ziniaré.

« Doit-on commémorer une festivité dite de souveraineté nationale dans une situation où le pays est doublement assiégé par les forces du mal et pris en otage par les puissances impérialistes ? Est-il opportun pour le Plateau-central d’être en fête, alors que les autres parties du pays sont en pleur ? Quel type de message envoyons-nous aux familles éplorées dont  les corps des êtres chers, tombés au front, sous les balles assassines de la barbarie, trainent encore dans les morgues ? », telles sont, entre autres, les questions des membres du mouvement.

Wendpagnangdé Simporé, le porte-parole du mouvement

Par ailleurs, Wendpagnangdé Simporé a souligné que le Secrétariat permanent du 11-Décembre a procédé à deux reports de ces mêmes festivités, en l’occurrence des éditions de Koudougou et de Kaya, pour des raisons « à notre sens, moindres que celle que nous vivons aujourd’hui ».

C’est dans ce sens que les membres du Mouvement « D Tenga Nanda » exigent le report de la célébration du 11 décembre 2021 à une date plus propice, expriment leur soutien aux forces de défense et de sécurité, la transparence dans la communication et l’information sur les questions sécuritaires.
« L’heure n’est plus à la fête. Il y a urgence que les autorités orientent les énergies et l’intégralité de leur force vers la sécurisation du territoire national. Cette célébration n’est pas opportune. Il y a nécessité qu’elle soit reportée à une date ultérieure afin que les familles éplorées par ces grosses pertes en vies humaines puissent pleurer les morts et travailler à ramener la paix au Burkina Faso. Sobriété ou pas, une fête reste une fête », a exprimé le leader du mouvement.

Le porte-parole du mouvement a déclaré que si les requêtes exprimées ne sont pas satisfaites, le mouvement compte entreprendre d’autres mesures pour leur application. La Gouverneure du Plateau-central, Fatoumata Bénon, en recevant le message du mouvement, a fait savoir que le gouvernement est dans la dynamique de revoir la célébration du 11 décembre 2021.

« Le 11-Décembre est un évènement national. Le gouvernement est déjà dans cette dynamique (ndlr : de reporter les festivités du 11-Décembre) », a-t-elle insisté. Elle a fait savoir que le message sera transmis à qui de droit.

Jules César KABORE

Burkina 24

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